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Articles du Magazine

Question :  Pouvez- vous vous présentez et nous parler de toi ?

Réponse : Mon nom est Soibahalhair Hamada Madi. Je suis Informaticien, actuellement dans l’île de  Mohéli. 

Question :  De qui vous inspirez-vous ?

Réponse : COMPUB Moroni et SWANA STUDIO.

Question : Parlez-nous de vos débuts sur votre travail ?

Réponse : J’ai commencé en 2004 dans l’informatique et le design. Ensuite je me suis dis pourquoi pas développer mon propre affaire. Ainsi je me suis lancé dessus.

Question : Quel est votre couleur préféré ?

Réponse : Bleu !

Question :  Comment vivez-vous votre profession dans l’île de Mohéli? En êtes vous satisfait ?

Réponse : Satisfait, oui Dieu merci, parce que ça me permet de gagner ma vie et de répondre à mes besoins. Travailler dans le développement des affiches et de tous ce qui suit est un travail qui fait quand même rentrer de l’argent parce que ça répond à beaucoup de besoin.

Question : Depuis que votre entreprise existe, avez-vous déjà obtenu de l’aide du gouvernement ou d’autres grandes entreprises ou bailleurs ?

Réponse : Je n’ai jamais obtenu d’aide provenant du gouvernement par contre j’ai reçu beaucoup d’aide de personnes qui ont voulu m’aider sur mon projet. J’ai eu aussi des entreprises qui m’ont offert leurs appuis COMPUB Moroni  et SWANA STUDION. Puis ensuite ma famille et mes amies.

Question : Quels sont vos projets à travers ce que vous faites ? Et quels sont vos souhaits ?

Réponse : Je souhaite pouvoir développer mon entreprise et qu’il puisse servir plus tard à aider aussi la jeunesse qui a des perspectives de créativités.  Je souhaite en même temps pouvoir vivre ma vie à travers ce que je fais.

Question : Aimez-vous ce que vous faites ?

Réponse : Oui, bien sur, parce que ça me permet aussi de m’exprimer à travers ce que j’envisage.

Question : Qu’est ce que vous comptez dire à ceux qui ont de tels projets ?

Réponse : Je tiens à dire aux jeunes précisément qui ont des idées à développer, de ne pas hésiter à se lancer. Il n’est jamais facile d’entreprendre mais il faut bien faire le pas et y croire à fond. Car quand on veut, on peut.

Laissez-les en paix !
Dans ce monde personne ne devrais souffrir
Les petites fleurs devraient grandir et fleurir
Ne jamais laisser une abeille enlever le pollen de cette fleur
Petite fleur détruit par un démolisseur
Un petit corps jeté par terre et des larmes en abondance
Tout cela nuit à sa petite croissance
Le coupable ne sent pas coupable
Il regarde l’enfant et il n’est pas affecté
L’enfant ne se dit qu’une chose ” je ne sers à rien”
Toutes les insultes lancées par ce chien
À l’école il est très solitaire et dit rien aux adultes
Il a peur de tous les actes
Il vie comme ça depuis des années sans dire un mot
La nuit l’enfant se revoit dans le miroir
Et ces pleurs demeurent de gros écho
L’enfant se sent enfermer dans un bocal d’eau
Il se meurt lentement c’est l’enfer, tout les jours rien de nouveau
Les adultes autours ne se rendent pas compte du mal de l’enfant
L’enfant montre des signes angoissants
Personne ne peut lire dans les yeux des gamins
Partir de chez lui, aller le plus loin
Les enfants ne devraient pas souffrir comme cela.
Qui de mieux pour comprendre cela qu’une autre victime!
Casser le silence pour eux !
Mbae imadoudine.

Les hommes se voient de moins en moins et s’éloignent de leurs familles et de leurs travail pour la simple raison qu’ils sont connectés. Les moins avisés tombent dans le piège de la popularité, l’escroquerie et des stars de réseaux sociaux.

On est d’accord que l’initiative du réseau internet n’était pas du tout de servir les citoyens mais avoir un circuit rapide et sécurisé pour les communications militaires américaines. À la découverte du petit microprocesseur, le monde se voit envahit par l’ordinateur, cette machine intelligente qui prenait tout l’espace d’un studio devient toute petite pouvant être posé sur table au bureau.

L’évolution était rapide et elle est encore aujourd’hui plus interconnecté et plus rapide.

On va assister à la naissance des géants de l’informatique comme Microsoft et Apple, puis les géants du Web comme Google et Yahoo.

La question était au départ de savoir comment faire bénéficier au monde entier cette technologie. Cependant, des imperfections se manifestent de part et d’autres : Virus, piratage, hucker …

Et l’arrivée par hasard de Facebook a bouleversé la ligne et a installé dans la société connectée plus de craintes aux utilisateurs eux même qu’à ces experts en informatique qui créaient les Virus, pirataient les appareils…

Les réseaux sociaux, donne encore plus de liberté que la liberté classique, allant jusqu’à faire de la cybercriminalité un business très fructueux pour les uns et les chantages et faux compte, un outil de propagande et de déstabilisation pour les autres. Néanmoins, comme le nom l’indique, les réseaux sociaux est un vaste réseau qui interconnecte des familles, des amis, des hommes et des femmes  presque gratuitement un peu partout dans le monde.

Certains vont plus loin en faisant de ce réseau un outil de travail et désormais leur gagne pain au quotidien.

Le danger est que le niveau de connaissance n’est pas la même partout dans le monde. La société traditionnelle était quand même organisée et plus structurée en accès aux informations et à l’interprétation de ces derniers. Aujourd’hui, tout le monde est journaliste, tout le monde est sociologue, voir hommes d’affaires et président dans les réseaux.

Les hommes se voient de moins en moins et s’éloignent de leurs familles et de leurs travail pour la simple raison qu’ils sont connectés. Les moins avisés tombent dans le piège de la popularité, l’escroquerie et des stars de réseaux sociaux.

Instangram, facebook, snapchat et j’en passe ne contrôle rien de ce que le public publie ou voit sur le réseau. Pourtant ils observent tous l’arrivé du danger mais ça leur arrange parce que cela augmente leur audience d’un côté et ce font plus d’argent par la monétisation de l’autre.

Encore une fois, nous assistons à une colonisation des peuples et de leur liberté par les génies qui se cachent dernières nos écrans. Reste à souhaiter voir un jour apparaître au même titre que les cours de droit de l’homme; des cours de justice pour juger ces arnaqueurs et propagandistes qui squattent les réseaux sociaux.

Azhar Bacar

Jeune Ambassadeur du World Summit Awards

 

“Il n’y avait que trois grands ministères : extérieur, intérieur, et un qui s’occupait de la finance et de la planification. Et ça fonctionnait. Ahmed Abdallah, lui (président des Comores de 1978 à 1989, ndlr), a réouvert les portes de la fonction publique et quelques années plus tard la Banque mondiale est intervenue pour dire qu’on ne pouvait pas continuer comme ça.” Ali Soilihi dénonçait une fonction publique budgétivore et peu efficace héritée de la colonisation. La question n’est toujours pas résolue. “On paie 80% des recettes de l’Etat pour pas grand chose, puisque les fonctionnaires, mal rémunérés, ne sont pas motivés“, analyse M. Dossar.

La réforme de l’enseignement s’attaquait elle aussi à des problèmes qui se posent de nos jours. “Ali Soilihi a fait appel à des experts belges et canadiens pour élaborer un système adapté aux réalités locales“, explique Dini Nassur, ministre de l’agriculture de l’île autonome de Ngazidja et ancien membre du Comité national. L’école primaire devait intégrer des travaux manuels, préparant les enfants à suivre une formation professionnelle en alternance et à passer un Bac technique, puis éventuellement à poursuivre une formation à l’extérieur. L’objectif était simple : à tout moment, l’élève devait être capable, s’il quittait l’école, de s’insérer professionnellement et d’être utile à la société. “Ces orientations sont toujours valables“, estime Youssouf Saïd. “Aujourd’hui, le Comorien qui sort du Bac n’a aucune place dans la société. Il faut développer l’enseignement professionnel.” “Est-ce qu’au bout de 30 ans on n’aurait pas pu arriver à consolider la formation de techniciens capables de stimuler le développement local ?“, s’interroge M. Dossar.

Autre thème phare du régime : la décentralisation administrative et économique, qui devait être matérialisée par les mudiria. Ces blocs de bâtiments devaient couvrir chacun les besoins de 3.000 à 6.000 habitants et rassembler tous les services publics de base : état-civil, justice, répression des fraudes, santé, éducation… Les mudiria devaient aussi jouer le rôle de pôles de développement, avec notamment des fermes modèles et la présence d’animateurs agricoles. Touché de plein fouet par la sécession de Maoré, le président estimait que la décentralisation constituait “l’antidote” aux volontés séparatistes, explique Dini Nassur. “Il disait que si le type de Niumakele a sa mudiria avec tout ce qu’il faut, il n’écoutera pas les séparatistes.” Ali Soilihi avait conscience que l’unité de l’archipel -ou du moins de ses trois îles indépendantes- était fragile… ce qui, après la tentative de séparation de Ndzuani en 1997, renforce son image de visionnaire. Réagissant à la remarque d’un leader des Jeunesses révolutionnaires -“je me sens anjouanais avant de me sentir comorien“-, il aurait prononcé une mise en garde contre “le danger pour l’Union nationale“, qui “viendra de Ndzuani“… Son attitude à l’égard des îles, et notamment de Mwali, montrait en tout cas un réel souci de ne délaisser aucune portion du territoire. “On a joué un rôle dans tout ce qui se faisait, du moins au début et au milieu du régime“, raconte Salim Djabir, secrétaire régional mohélien du Pasoco avant la révolution, nommé muhafir (gouverneur) de Mwali, puis liwali (responsable de district) à Mutsamudu. “Jusqu’alors (durant l’autonomie interne, entre 1945 et 1975, ndlr), Maoré et Mwali étaient négligées pour des raisons électorales. Mais Ali Soilihi voulait un développement harmonieux et responsable de tout le pays. Ce n’était pas seulement Mwali. Iconi, le Nyumakélé… toutes les régions étaient impliquées. Il n’y avait pas de parent pauvre, c’était l’esprit même du changement. Les mudiria, c’était la vraie décentralisation. La responsabilisation de toutes les régions de façon égalitaire. Et puis il fallait convaincre les Mahorais…”
Au niveau international, “Ali Soilihi a été l’un des premiers à mettre en application la coopération sud/sud“, estime Dini Nassur. “Il a refusé l’aide des Américains et des Russes. Il a accepté l’assistance technique que proposaient le Canada et la Belgique à condition qu’elles soient limitées dans le temps. Surtout, les Africains sont venus et la Chine a apporté une aide ciblée.”

La coopération avec la Chine est d’ailleurs l’un des seuls acquis dont Ahmed Abdallah ne se soit pas débarrassé précipitamment. “Tout ce qu’Ali Soilihi avait fait, il fallait faire le contraire“, regrette Dini Nassur. “Je n’ai pas compris la démarche d’Abdallah“, complète Mohamed Dossar. “Ali Soilihi avait pris sur lui toutes les décisions impopulaires. Abdallah n’avait qu’à partir sur ces bases là. Mais non, on a jeté ce qui était bon avec ce qui était mauvais. Ça va même jusqu’à l’absurde : Soilihi avait introduit des briques en pierre stabilisée pour les annexes de mudiria. Les bâtiments n’ont pas eu le temps d’être couverts mais ils tiennent encore debout. Dans les années 80, les moules ont été vendus à Maoré pour son programme d’habitat social.” Ces mêmes briques sont aujourd’hui réutilisées, notamment à Mwali.

Si le pays demeure marqué par l’expérience soilihiste, il n’a réussi qu’à en tirer un parti limité. Les excès du régime ont servi de prétexte pour effacer ses réalisations. “La France a eu une révolution bien plus sanglante, mais elle a su en tirer ses forces“, constate Dini Nassur. “Pourquoi nous a-t-elle aidés à bannir la nôtre ?”
Source : thmassankara.net

« Hokoni mo myembe, Au pied du manguier » est le recueil destiné aux amours pleins d’espoirs et pleins de chagrin, qui s’y aventurent  pour y trouver soit du répit ou soit du bonheur.

Entre subtilité et provocation, ZamZam Elhad nous invite à rentrer dans son univers poétique avec la sortie de son deuxième recueil  de poésie qui porte le titre de « Hokoni mo myembe, Au pied du manguier». Jeune femme de lettre comorienne qui ajuste à nouveau sa  plume dans l’encre de la littérature en langue natale  que peu d’auteurs comoriens arborent.

Après la sortie de son premier recueil de poésie « Tsandza » qui a remporté le prix Cœlacanthe 2017 dans la catégorie shikomori, Zam Zam continue de nous surprendre  en tissant un feu beaucoup plus puissant. Une trentaine de textes en langue comorienne qu’elle nous manifeste dans un amour féminine incommensurable. Les lettres comoriennes sont pour la poétesse, des outils d’inspiration qu’elle utilise pour faire passer ses messages. De l’amour, plus que de l’amour dans ses textes dévoilent des rimes et des sons, bien choisis qui font le rythme écrits de sa poésie.

Zam Zam Elhad est une féministe de renom qui emploie son verbe pour dénoncer les violences faites aux femmes. Elle n’hésite pas dans ses textes de slam de lever le rideau et de se mettre à nu quand il s’agit de parler des questions de genre. Anti-sexiste, on déguste dans son recueil une vingtaine de textes en français qui nous font découvrir une femme forte, amoureuse et ouverte à la vie.

Le nom de l’être aimé est plusieurs fois répété à travers ses poèmes à la fois plaintifs, déclaratifs, employés avec de telles expressions et qui ne font qu’affirmer ses sentiments de jeune femme amoureuse. Un amour conquis, espéré et dont sa plume peint à travers un miroir qui nous renvoie notre propre visage. « Hokoni mo myembe, Au pied du manguier » est le recueil destiné aux amours pleins d’espoirs et pleins de chagrin, qui s’y aventurent  pour y trouver soit du répit ou soit du bonheur.

Connu par sa forte personnalité dans l’écriture aussi bien que dans le slam , Zam Zam est bel et bien cette jeune auteure et artiste comorienne de la ville de Mbeni qui ne cessera pas de nous surprendre avec ses écrits qui passent de l’amour à la provocation.

Une femme qui défend la littérature comorienne et qui l’a choisit pour faire valoir sa culture.

« Hokoni mo myembe,  Au pied du manguier» est un recueil de poésie qui porte aussi le flambeau de la littérature comorienne et qui chante l’hymne national d’une écriture en shikomori immortalisée par les mots.

Une salle plein à craquer, qui par tradition, les humoristes joue à chaque spectacle, deux fois, pour accueillir la moitié de leur public qui n’a pas pu voir le spectacle de la première soirée.

Depuis l’année 2015, les Comores Comédie club arrive à leur 10e  édition. Un spectacle d’humour , original, créatif et surtout explosif qui a affiché des centaines de sourire dans la grande salle de  l’Alliance française de Moroni. Ce Vendredi 02 Août, nos supers humoristes ont présenté un scenario théâtral, épicé de sketch policier qu’on n’en avait jamais vu auparavant.

La découverte d’un corps abandonné sur le sol d’une scène de spectacle suscite l’indignation. L’inspecteur de police, personnage joué par Fouad Salim et son assistante sont deux à mener l’enquête. Un mystérieux assassinat qui fait l’objet d’une enquête extrêmement drôle, ajusté par un jeu accompagné de dépositions faits par les autres humoristes considérés comme les suspects.

Des scènes bien présentées avec un zeste d’humour qui ont failli faire éclater la salle de rire.

La fin se déroule par la découverte du coupable qui n’est rien d’autre que l’inspecteur de police que son propre assistant a reconnu. Une scène qui se joue dans la plus intense comédie, avec des tirs d’armes de jeux d’enfants qui vont finir par tuer l’inspecteur. Mais sa mort ne dure pas longtemps car il sera ressuscité par ses hommes qui réclamaient encore leurs salaires. Ainsi l’inspecteur marque la fin du spectacle avec une danse d’ensemble sur le plateau qui laisse le public sans souffle.

Une salle plein à craquer, qui par tradition, les humoristes joue à chaque spectacle, deux fois, pour  accueillir la moitié de leur public qui n’a pas pu voir le spectacle de la première soirée.

 Depuis 2015, les Comores Comédie club ont pris un succès fou dans l’île de Ngazidja. Un territoire où  ils ont présenté plusieurs spectacles, en premier à l’Alliance française de Moroni dont ils siègent  et dans d’autres espaces d’animations où ils sont souvent conviés pour jouer. Un succès qui leurs a valu le titre de la grande soirée du spectacle nommé le « CCC mène l’enquête ».

Les scenarios de ses deux soirées font encore rêvés le public du 02 et du 03 Août 2019 qui en demande encore plus. Nos jeunes humoristes bourrés de talents et prêt à décontracter leurs publics, vont-ils encore présenter la pièce humoristique ?

 Des textes et des jeux scéniques que les Comores Comédie club, seul club d’humoristes aux Comores préparent astucieusement pour apporter de la joie à son public. Des fans qui demandent qu’une seule chose : Rire ! Et un club d’humoristes qui n’a qu’un seul message : faire Rire !

« Toute une aventure pour poursuivre mes rêves », avoue t-il quand il parle de son expérience qui n’est d’ailleurs pas encore fini.

Son nom est Abdel Nasser Ali, jeune étudiant en médecine dans une de l’université d’Egypte. Un aventurier en quête de savoir, il vient de la ville de Tsembehou dans l’île comorienne d’Anjouan où il obtient son diplôme du Baccalauréat en 2016. Un diplôme qui rime avec ses premiers écrits en poésie à la même année le « 12 Janvier » nous l’apprend t-il.

Arrivé à l’université des Comores à la même année, il opte pour la  faculté des sciences et Technique.  Or habité par d’autres ambitions, Abdel abandonne les Science et Techniques pour poursuivre des études d’ingénierie au Soudan où il avait déjà postulé sa candidature d’étudiant depuis sa deuxième année de Fac aux Comores.

Rêveur et décidé,  ses études ne le privent tout de même pas de son univers poétique où il prêche souvent pour parler du mal qui se fait dans son pays, les Comores. Sa plume n’oublie pas de nommer la réalité de son existence à travers ses études  d’où ses nombreux thèmes sur l’ « éducation ».

D’ailleurs notre jeune poète  connait au cours de son parcours universitaire des épreuves qui vont effectivement le pousser à écrire de plus en plus. Apres une année de langue arabe au Soudan, il entame ses études tant espéré d’ingénierie en mécanique .Or son rêve heurte tout un coup. En deuxième année tout bascule lors de l’instabilité politique du Président Bachir. Il quitte ainsi le Soudan sans pouvoir finir de tisser les fils de ses projets d’ingénieries.

C’est alors  qu’il rejoint l’Egypte ou il est admis en faculté de médecine.

« Toute une aventure pour poursuivre mes rêves », avoue t-il quand il parle de son expérience qui n’est d’ailleurs pas encore fini. Abdel Nasser Ali passe en même temps de  la science à la poésie d’une façon si subtile. Déterminé à réaliser ses rêves, il souhaite être une source d’inspiration pour éclairer les pensées des citoyens comoriens mais aussi du monde entier.

Pourquoi j’écris ?

C’est toute une nouvelle histoire quand je fais face à certaines circonstances.

 Mon cœur est bien présent mais mon âme erre dans l’atmosphère.

Sous le charme du silence, je me dévoile et j’entame une nouvelle page.

Tous ces cris d’amertumes enfouies en moi, je les reflète sur ma feuille.

Là ou réside mon seul refuge.

 Là ou ma vie serait idéale.

Mina

C’est ce vide qui se remplit soudain

quand l’existence nous prend tout en vain.

A force de vouloir saisir le sens

la douleur prend place et nous joue ses danses.

Dans les heures noirs, je trace mes lettres les plus graves

Oui mon cœur bat au rythme des drames.

Des temps qui racontent la beauté de ceux qui sont en rage

de ceux qui versent des larmes de sang dans le silence.

Des larmes, j’en fabrique mon encre

que j’utilise avec mon calame pour sécher quelques larmes.

 Inti-slam

Laisser la terre et aller parcourir Jupiter

A travers ma plume et un papier c’est toute une nouvelle ère.

Je ne m’en lasserai jamais de vivre dans ce monde imaginaire

Qui m’éclaire et loin d’être éphémère.

Un monde loin des gouts amers et qui me promet ses rayons solaires.

 Alors j’irai me promener et toucher le sable fin de la mer tout en douceur.

Et je reviendrai te rependre avec moi pour vivre dans ce monde meilleur.

 Mina

Comme dans le réel, j’écris pour laisser mes traces

J’écris pour immortaliser la mémoire.

J’écris pour alléger la souffrance

et éviter aux victimes de sombrer dans l’errance.

J’écris pour exploser ma colère par crainte de répéter les mêmes erreurs

 J’écris pour purifier mon cœur de toutes cette haine, ses peines existentielles.

J’écris pour caresser mon âme par la douceur des mots universels.

 J’écris pour briser les murs les plus durs que tout les jours nous bâtissons.

J’écris pour attester mon existence dans cette vie

J’écris parce qu’il n’y a qu’en écrivant que je donne le plus d’amours.

 Inti-slam

J’écris pour alléger ce poids qui me pèse.

 J’écris pour fraterniser avec la souffrance et me sentir à l’aise.

J’écris pour que la douleur s’apaise et que les mots baissent.

 Même si jusqu’à la fin de mon encre je ne suis jamais satisfaite mais j’écris.

J’écris pour accomplir ma mission

j’écris pour faire régner la paix et l’amour à l’intérieur de mon âme.

J’écris pour partager la joie et le bonheur des âmes.

Et enfin j’écris avec Inti-slam.

Mina

Ecrire pour évacuer la haine dans nos cœurs sensibles.

Ecrire pour semer des racines d’espoirs dans nos esprits lourds.

Ecrire pour éclairer nos cavernes pleines de ténèbres.

 Ecrire pour dire simplement « je t’aime » à autrui.

Ecrire pour ne pas céder au désespoir.

 Ecrire pour être libre, choisir son titre, devenir notre propre arbitre.

Ecrire pour aller vers l’inconnu

Ecrire pour offrir de la beauté à l’univers.

Ecrire avec Mina pour débuter le premier

chapitre de notre belle histoire d’amours.

 Inti-slam

Ma poésie

Bienvenue

Dans la symphonie

Des mots !

Ici, remue

 la langue soumise

à l’acceptation de ses maux.

Mais elle se bat,

elle se débat

 et accompagnée de nos mains,

Elle dit tout bas

en poussant des cris

stridents,

ce que tout le monde sait déjà.

Entre autre

elle épice l’articulation

des lettres et des verbes

En créant sans condition

un monde ou le rêve

est réel

Plus belle événement

d’une couleur

A la lueur de mots d’enchantement

qui nous enlacent

tous

Car

Ensemble, on chasse le

bohème en chantant des poèmes

Par l’œuvre des mots qui

créent des rêves

qui fascinent et s’énervent

a la moindre occasion

contre le pessimisme

le mal être et les maux

subissent nos âmes.

Et on prétend faire du Slam

en envoutant

notre auditoire

d’un charme

à part que je nomme ma « poésie »

Et oui

ma poésie

c’est toi !!

Toi

l’amour

qui

jaillit des confins de la

douleur

des gouffres des

lumières   ,

Cet amour

qui endosse mes peines

et mes erreurs,

corps et âme au risque de se

Perdre

avec moi dans les limbes

ardeur !!

Ma poesie, c’est toi !!

Toi

père avisé

Visant à aiguiser

ma visée

vers une vie

vertueuse !!

Ma poésie, c’est vous !!

Vous,

frères et sœurs dévoués,

défiant

à denier

les divergences

du dialecte de l’indécence.

Ma poésie

c’est

cette musique

de culture

qui fait naitre

l’action

Libre

sensible

qui cible

la transparence

d’une rébellion

en clameur

pour un slameur

Sinon

poète aurateur

Ma poésie

c’est ce spasme du cœur

pour vous

Mère,

cruelle par justesse,

père , parfois despote

par avidité de bienfaisance,

Frères et sœurs,

mes amours rivaux dés notre plus tendre enfance !!

Ma poésie, c’est toi…

Et alors bienvenue dans ma poésie !

Par des mots qui vous bercent et vous transpercent

Quelques fois !

Ma poésie c’est toi…

Chamsoudine Said Assoumani

Article apparue dans Inti-slam Magazine Numéro 14

Il s’appelle Fair Djaffar. Tout le monde le connaît dans l’ile insulaire de Ndzuani.

Jeune batteur depuis l’âge de 10 ans, il se fraie une carrière artistique, issu d’une famille d’artiste, de par son père et sa mère. Avec les années, on le remarque grâce à son jeu scénique et surtout sa façon énergique de jouer à la batterie. Dans les salles de concerts et sur les scènes,  vous verrez ce jeune qui a aujourd’hui 18 ans, en train de jouer de la batterie à son aise.

Amoureux de la musique, il fait son entré dans les grandes groupes de musiciens comoriens comme YA TORO dont il est membre, ensuite Soifil alwatwan et d’autres groupes comoriens venus dans l’île pour s’y produire soit en studio soit dans le Medina festival.

D’ailleurs dans ce mois de Juillet, il fut l’un des musiciens qui ont accompagné Said Ahmed au Mediana Festival, un ancien compositeur comorien d’origine de Mutsamudu qui écrit des chansons souvent joué en musique classique.

Déterminé à devenir meilleur que Snoper, un batteur incontestable malgache qui enflamme les grandes scènes internationales, Fair joue à la batterie avec un tel amour et une telle énergie qui interpelle le public. Vous le trouverez dans son aise surtout dans la musique traditionnelle comorienne dont le MREGE.

Encore au collège, notre jeune batteur prévoit finir d’abord ses études avant de s’engager définitivement dans la musique.

Or actuellement il poursuit les deux, faisant des études, une priorité, et  la musique, une passion.

Pour ceux qui veulent bien le découvrir, n’hésitez pas, une fois à Anjouan de faire un saut chez Aladin, ou il passe souvent pour répéter ou jouer avec ses collègues.

A la prochaine ….

Article apparue dans Inti-slam Magazine Numéro 14

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