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Découverte

« Toute une aventure pour poursuivre mes rêves », avoue t-il quand il parle de son expérience qui n’est d’ailleurs pas encore fini.

Son nom est Abdel Nasser Ali, jeune étudiant en médecine dans une de l’université d’Egypte. Un aventurier en quête de savoir, il vient de la ville de Tsembehou dans l’île comorienne d’Anjouan où il obtient son diplôme du Baccalauréat en 2016. Un diplôme qui rime avec ses premiers écrits en poésie à la même année le « 12 Janvier » nous l’apprend t-il.

Arrivé à l’université des Comores à la même année, il opte pour la  faculté des sciences et Technique.  Or habité par d’autres ambitions, Abdel abandonne les Science et Techniques pour poursuivre des études d’ingénierie au Soudan où il avait déjà postulé sa candidature d’étudiant depuis sa deuxième année de Fac aux Comores.

Rêveur et décidé,  ses études ne le privent tout de même pas de son univers poétique où il prêche souvent pour parler du mal qui se fait dans son pays, les Comores. Sa plume n’oublie pas de nommer la réalité de son existence à travers ses études  d’où ses nombreux thèmes sur l’ « éducation ».

D’ailleurs notre jeune poète  connait au cours de son parcours universitaire des épreuves qui vont effectivement le pousser à écrire de plus en plus. Apres une année de langue arabe au Soudan, il entame ses études tant espéré d’ingénierie en mécanique .Or son rêve heurte tout un coup. En deuxième année tout bascule lors de l’instabilité politique du Président Bachir. Il quitte ainsi le Soudan sans pouvoir finir de tisser les fils de ses projets d’ingénieries.

C’est alors  qu’il rejoint l’Egypte ou il est admis en faculté de médecine.

« Toute une aventure pour poursuivre mes rêves », avoue t-il quand il parle de son expérience qui n’est d’ailleurs pas encore fini. Abdel Nasser Ali passe en même temps de  la science à la poésie d’une façon si subtile. Déterminé à réaliser ses rêves, il souhaite être une source d’inspiration pour éclairer les pensées des citoyens comoriens mais aussi du monde entier.

Il s’appelle Fair Djaffar. Tout le monde le connaît dans l’ile insulaire de Ndzuani.

Jeune batteur depuis l’âge de 10 ans, il se fraie une carrière artistique, issu d’une famille d’artiste, de par son père et sa mère. Avec les années, on le remarque grâce à son jeu scénique et surtout sa façon énergique de jouer à la batterie. Dans les salles de concerts et sur les scènes,  vous verrez ce jeune qui a aujourd’hui 18 ans, en train de jouer de la batterie à son aise.

Amoureux de la musique, il fait son entré dans les grandes groupes de musiciens comoriens comme YA TORO dont il est membre, ensuite Soifil alwatwan et d’autres groupes comoriens venus dans l’île pour s’y produire soit en studio soit dans le Medina festival.

D’ailleurs dans ce mois de Juillet, il fut l’un des musiciens qui ont accompagné Said Ahmed au Mediana Festival, un ancien compositeur comorien d’origine de Mutsamudu qui écrit des chansons souvent joué en musique classique.

Déterminé à devenir meilleur que Snoper, un batteur incontestable malgache qui enflamme les grandes scènes internationales, Fair joue à la batterie avec un tel amour et une telle énergie qui interpelle le public. Vous le trouverez dans son aise surtout dans la musique traditionnelle comorienne dont le MREGE.

Encore au collège, notre jeune batteur prévoit finir d’abord ses études avant de s’engager définitivement dans la musique.

Or actuellement il poursuit les deux, faisant des études, une priorité, et  la musique, une passion.

Pour ceux qui veulent bien le découvrir, n’hésitez pas, une fois à Anjouan de faire un saut chez Aladin, ou il passe souvent pour répéter ou jouer avec ses collègues.

A la prochaine ….

Article apparue dans Inti-slam Magazine Numéro 14

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