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des idées

Question :  Pouvez- vous vous présentez et nous parler de toi ?

Réponse : Mon nom est Soibahalhair Hamada Madi. Je suis Informaticien, actuellement dans l’île de  Mohéli. 

Question :  De qui vous inspirez-vous ?

Réponse : COMPUB Moroni et SWANA STUDIO.

Question : Parlez-nous de vos débuts sur votre travail ?

Réponse : J’ai commencé en 2004 dans l’informatique et le design. Ensuite je me suis dis pourquoi pas développer mon propre affaire. Ainsi je me suis lancé dessus.

Question : Quel est votre couleur préféré ?

Réponse : Bleu !

Question :  Comment vivez-vous votre profession dans l’île de Mohéli? En êtes vous satisfait ?

Réponse : Satisfait, oui Dieu merci, parce que ça me permet de gagner ma vie et de répondre à mes besoins. Travailler dans le développement des affiches et de tous ce qui suit est un travail qui fait quand même rentrer de l’argent parce que ça répond à beaucoup de besoin.

Question : Depuis que votre entreprise existe, avez-vous déjà obtenu de l’aide du gouvernement ou d’autres grandes entreprises ou bailleurs ?

Réponse : Je n’ai jamais obtenu d’aide provenant du gouvernement par contre j’ai reçu beaucoup d’aide de personnes qui ont voulu m’aider sur mon projet. J’ai eu aussi des entreprises qui m’ont offert leurs appuis COMPUB Moroni  et SWANA STUDION. Puis ensuite ma famille et mes amies.

Question : Quels sont vos projets à travers ce que vous faites ? Et quels sont vos souhaits ?

Réponse : Je souhaite pouvoir développer mon entreprise et qu’il puisse servir plus tard à aider aussi la jeunesse qui a des perspectives de créativités.  Je souhaite en même temps pouvoir vivre ma vie à travers ce que je fais.

Question : Aimez-vous ce que vous faites ?

Réponse : Oui, bien sur, parce que ça me permet aussi de m’exprimer à travers ce que j’envisage.

Question : Qu’est ce que vous comptez dire à ceux qui ont de tels projets ?

Réponse : Je tiens à dire aux jeunes précisément qui ont des idées à développer, de ne pas hésiter à se lancer. Il n’est jamais facile d’entreprendre mais il faut bien faire le pas et y croire à fond. Car quand on veut, on peut.

1- slameur engagé depuis le mouvement des jeunes slameurs en l’an 2000, peux tu nous en dire plus sur toi ?
R : S(a)lam, on m’appelle poésie Ali Ben YAHAB, né à Mbeni hamahamet il y a 20 ans. Je suis membre et fondateur du collectif Mbeni Art et PoeSlaMusical. Je fais partie aussi du groupe The Masiwa 4 qui regroupe des jeunes talents Comoriens. Je parcours depuis plus de 5ans De ville en ville et mes poèmes mes seuls bagages. On me considère comme un artiste, aussi un poète-Slameur, mais en vérité je ne suis ni l’un ni l’autre, je suis juste vivant.
2- C’est quoi pour toi l’écriture ?
R : Elle est pour moi un mystère qui complète les utopies qui manquent à nos vies. L’écriture a cette capacité de nous dire des choses de nous-mêmes et de donner du sens à notre présence au monde.
3 Est-elle pour toi comme ta femme ou bien juste une compagne de route ?
R : Lol, je dirais qu’elle est ma pute de luxe. Aussi loin que Je m’en souvienne, l’écriture a toujours fait partie de ma vie. L’écriture est la substance de mon être. J’ai toujours voulu écrire même si je n’avais aucune idée au début. Je voulais écrire c’est tout. Et à un certain moment je détestais écrire. Je ne trouvais pas les mots pour exprimer mes pensées, j’ai été bloqué un peu partout et cela me Faisait vraiment mal. J’avais abandonné l’écriture. Il a fallu attendre l’arrivée De Zamzam El-had pour me parler de Mbeni Art ; c’est à ce temps que Je me suis souvenu de cette pute (l’écriture). Dieu merci elle était toujours Restée là où je l’avais laissée. Elle attendait mon retour.
4-Tu es l’un des fondateurs du collectif Mbeni art, pourquoi l’avoir créer ?
R : Oui je suis l’un des membres fondateurs du club. On a créé le collectif parce que la poésie est dans une philosophie de partage. On a remarqué qu’on était nombreux et nombreuses à s’intéresser à l’écriture. On se connaissait déjà grâce au Cercle de poésie organisé à chaque samedi au Clac de Mbeni. Mais la majorité d’entre nous avaient peur de se lever et de lire leurs textes. Mbeni a vu le jour avec l’objectif de faire sortir nos textes de nos carnets car, comme je l’ai déjà dit, la poésie doit être écrite, la poésie doit être lue et la poésie doit être partagée.
5-Cependant depuis quelques années, on attend plus parler de Mbeni .
R :- Oufff, À Mbeni et même à Ngazidja. Il est vrai que Mbeni Art a remis le slam au goût du jour. On a organisé plusieurs scènes ouvertes de poésie et de Masterclass. On a même accueilli chez nous pendant une journée l’édition 1 et 2 du festival de Sakara “Slamer un pied sur la lune”. Tout semble être carrément poétique. Mais l’erreur qu’on a faite, Nous les membres du club, on n’a pas pensé à avoir une relève. Les membres ont eu leur Bac et ils sont partis à l’extérieur. Et moi, pour ne pas laisser le combat parce-que je crois que le Slam peut sauver le monde, j’ai créé en 2017 PoéSlaMusical avec mon fils de plume Hicham et mes musiciens. Même on a déjà organisé notre premier concert littéraire en janvier 2017.
6-Quels sont tes moments de délires les plus fous ?
R : hhhhhh. Quand mes musiciens et moi improvisons sur scène. Quand on crée des refrains baragouins, et avec nos rires on dit que c’est du créole ou de lingala. MDR. Parce qu’on a cet amour pour ces deux langues qu’on ne connaissait même pas hhhhhh.
7. Parles-nous maintenant de tes projets artistiques et littéraires ?
R : Actuellement j’en porte deux. Premièrement, à mes 16ans, J’ai commencé un recueil de poèmes en prose, et à chaque fois que je veux le finir je pense à ce vers. J’ai l’impression que l’auteur me parle. <Tu es pressé d’écrire comme si tu étais en retard sur la vie.> C’est exactement ce que je ressens. Cette phrase brille et me marque encore aujourd’hui. Et secondo je suis en train de monter un spectacle en 50 minutes avec Intislam. On espère faire une tournée de ville en ville et aussi d’île en île inch’Allah.
8. De qui t’inspires-tu ?
R : En parlant d’inspiration. Je m’inspire de quatre personnes. Ils sont pour moi des professeurs d’espérance. Il y a Marc Alexandre Oho Bambe, John Lennon avec sa chanson « Imagine ». Elle est pour moi la meilleure chanson de tous les temps. Il faut juste que je l’écoute pour que la plume de Ronsard débarque dans mes mains. Il y a aussi Mathieu Chedid qui joue de la musique de l’âme et enfin Intissam Dahilou.
9- Que te dis cette phrase « l’art et les Comores » ?
R : Cette phrase dit beaucoup pour moi. Mais, en bref l’art est notre manière de venir au monde, même si notre gouvernement ne nous facilite pas. L’art est en urgence aux Comores. Dans ce pays Frénétique où l’on est toujours en train de courir, je vous invite d’aller Faire un tour au CCAC-Mavuna, vous verrez ces jeunes aux talents Incomparables, qui ne demandent rien au gouvernement que d’être écoutés.
10Un dernier mot ?
R : Le poème n’est accompli que s’il se fait chant, parole et musique en même temps. Je vous offre mon sourire.

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