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Interview

Interview d’Intissam Dahilou, auteure, slameuse comorienne et directrice d’inti-slam Magazine, après la rencontre qu’elle a fait à l’école Soma, organisée par le collectif de slam « POMWEZI », le Jeudi 11 Juillet 2019.

Intissam Dahilou : Tout d’abord je tiens à remercier Ben Mohamed qui est parmi les fondateurs de POMWEZI, avec qui j’ai eu l’opportunité d’échanger bien avant la création du collectif. POMWEZI c’est un projet qu’il a désiré réaliser depuis très longtemps et dont nous avons énormément parlé sur facebook. Au début il y a eu des craintes et des doutes qui ont fini par faire disparaitre pour donner naissance à ce merveilleux collectif de l’île au parfum.

Si aujourd’hui j’ai enfin rencontré ce collectif, c’est en grande partie grâce à lui, à nos échanges, à nos interrogations tard le soir et à quelques réponses qu’il a heureusement répondu grâce à un ami merveilleux qui a été là au bon moment, l’incontournable Elbadaoui. Et j’en profite aussi pour le remercier d’avoir été là. Merci Elbadaoui !

Rencontrer Pomwezi, c’est comme allumer une nouvelle flamme de bougie dans l’île d’Anjouan. Qu’est ce qui peut rivaliser avec la poésie ?!

Ce fut un coup de foudre de les avoir rencontré !

Comment s’est donc déroulé votre échange ? Avez-vous été satisfaite à la fin ?

Intissam Dahilou : Grandement satisfaite !

On a d’abord commencé à nous présenter un a un, ensuite j’ai soulevé le questionnement sur la définition du slam dont chacun des slameurs a donné sa propre réponse. Puis j’ai poursuivis l’échange sur divers questions dont  c’est quoi le slam, pourquoi ils slament, comment on slame et ainsi de suite. Je n’ai pas eu à répondre à toutes les questions puisque c’est ma façon à moi de les faire participer et de découvrir aussi leurs connaissances et leurs expériences dans l’univers poétique.

Vous savez la poésie est une chose très vivante, naturelle et profonde  que chaque poète vit à sa façon. Et quand on l’est, je veux dire poète, on a forcement ses propres réponses selon l’expérience de chacun.

Et à la fin on a fait notre « voyage  poétique »  comme le dirait Dagenius, on a slamé durant une demi-heure avant de pouvoir atterrir à nouveau et démarrer des nouvelles aventures poétiques.

Vous, en tant que slameuse qui a beaucoup organisé et participé à des activités, que pensez vous de POMWEZI ?

Intissam Dahilou : Les slameurs que Mutsamudu attendaient depuis si longtemps. Et ils sont là.

En vérité j’ai tout vu dans ce groupe. Le talent, l’écriture, la détermination, la volonté et surtout l’amour de la poésie.

Ses jeunes vont aller très loin et cela je n’en doute pas.

Que leurs souhaitez vous ?

Intissam Dahilou : Qu’ils ne cessent jamais d’apporter de la poésie aux quatre iles de la lune .

Interviewer d’Azhar Bacar, Co-fondateur et Directeur du Développement du Start-up  Cbon Business.

  1. Azhar Bacar, vous avez participé au WSA en Juin dernier qui a eu lieu au Liban, pouvez vous nous en dire plus sur votre participation ?

Azhar Bacar : C’est d’abord un honneur pour moi d’avoir représenté mon pays pour la première fois aux activités du WSA en tant que concourant depuis sa créations en 2003 à nos jours.

Ensuite je tiens à vous dire que c’est un grand défi pour moi et un grand pas pour mes activités professionnels liés à la Nouvelle Technologie de l’Information et de la Communication.

  1. Parlez-nous de cet événement si particulier?

Azhar Bacar : C’est un concours sur l’innovation digital en contenue numérique qui rend services à la population dans les Communautés arabes.

Sous la Direction du WSA dans le cadre de leur programme de soutiens à l’innovation numérique en faveurs des 17 objectifs de développements des Nations Unis pour la lutte contre la pauvreté partout dans le monde d’ici l’horizon 2030.

  1. Comment s’est déroulé l’événement ?

Azhar Bacar : L’événement s’est déroulé en deux étapes sur deux jours successifs.

D’abord, après les traditionnels discours d’ouverture, il était question d’organiser par la suite une conférence débat ou table ronde sur des questions, justement liées à la création du contenu propre et favorable au monde Arabe et en Arabe.

 Ensuite les candidats venus dans les coins du monde Arabes, présentaient tour à tour les produits numériques innovateurs soumis à leurs inscriptions au concours devant un jury composé de membre de l’association des Professionnels de l’Informatique (Professional Computer Association des Professionnels du Liban-PCA) et du World Simmit Award.

  1. Quels sont les nouveaux horizons qui vous sont inspirés après ce voyage ?

Azhar Bacar : Bien évidemment, non seulement cela m’a ouvert beaucoup de portes ; mais aussi m’a encouragé et surtout m’a donné une raison de plus de persévérer dans mes activités et approfondir également des connaissances liés à la Nouvelle Technologie.

Cependant, avec la technologie justement, rien n’est devenu une fatalité et je crois que d’ici aux congrès International du WSA de 2020 à Vienne, pouvoir les épater et leurs montrer  qu’ils avaient raison de choisir un jeune comorien parmi les rares Jeunes Ambassadeurs du WSA partout dans le monde.

  1. Quels sont devenues vos visions actuelles ?

Azhar Bacar : Mes visions sont toujours les mêmes : viser plus haut et surtout croire en moi et en mon pays, en la nouvelle génération, cette jeunesse connectée. Croire à un avenir dans mon pays, surtout pour la jeunesse et par la jeunesse.

  1. Et comment vous situez- vous actuellement après cet événement ?

Azhar Bacar : Si je devais me situer quelque part après cet événement, je me vois sans doute encore plus comorien que jamais et encore plus déterminé à me libérer de certaines barrières qui détruisent la jeunesse comorienne.

Je me situe dans une ligne d’espoir, une vision plus claire sur la nécessité et l’utilité de la Technologie pour le Développement du monde en général, de l’Afrique et de mon pays, les Comores en particulier.

Article apparue dans Inti-slam Magazine Numéro 14

Interview de Soulé Antoyi Abdou  du collectif Art 2 la plume sur leur prochain spectacle de pièce musical en slam-théâtre « un kassa kwassa pour le paradis ou pour fuir l’enfer » prévue  le 04 et le 05 Juillet à 13h à l’IBIS Hôtel et au Centre Germano Malagasy (CGM) Analakely à partir de 18h00.

1. Pourquoi avoir choisi le 05 Juillet pour jouer votre spectacle « un kwasa kwassa pour le paradis ou pour fuir l’enfer » ?
R : A la veille de notre fête nationale, nous voulons dire à nos compatriotes et au reste du monde que notre indépendance est encore à compléter. Car une partie du pays est encore sous les mains du colonisateur. Une honte.

2. Etes vous convaincu de l’indépendance comorienne ?
Nous sommes convaincus d’avoir un pays, une nation, un drapeau, un hymne, des institutions, une constitution etc. Mais le tout cela reste incomplet. L’intégrité territoriale est gravement menacée. Cela donne des idées farfelues à tous les chantres du séparatisme qui à plusieurs reprises essaient de donner raison aux partisans d’une Mayotte française. Si nous nous taisons sur cette colonisation de Mayotte et fêtons notre indépendance à 3 îles, peut-être que demain nous allons la célébrer à 2.

3. Quel est votre position sur cette question en tant qu’Artiste ?
MT Soly qui est l’auteur de cette pièce privilégie souvent la position humanitaire. C’est une situation qui ne demande pas d’être artiste ou comorien pour la condamner. Mais vous constaterez qu’au fil du texte, la colère et l’indignation de Soly en tant que comorien ont dominé le texte. C’est dans cet esprit là que nous abordons ce drame.

4. Qu’espérez vous en jouant cette pièce ?
R : C’est un hommage à tous les martyrs du visa Balladur et à tous ceux qui partent de chez eux à la recherche d’une terre d’asile. Sur le plan artistique nous voulons explorer la liberté qu’offre le slam en tant que genre littéraire et musical.

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