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Opinion

Les hommes se voient de moins en moins et s’éloignent de leurs familles et de leurs travail pour la simple raison qu’ils sont connectés. Les moins avisés tombent dans le piège de la popularité, l’escroquerie et des stars de réseaux sociaux.

On est d’accord que l’initiative du réseau internet n’était pas du tout de servir les citoyens mais avoir un circuit rapide et sécurisé pour les communications militaires américaines. À la découverte du petit microprocesseur, le monde se voit envahit par l’ordinateur, cette machine intelligente qui prenait tout l’espace d’un studio devient toute petite pouvant être posé sur table au bureau.

L’évolution était rapide et elle est encore aujourd’hui plus interconnecté et plus rapide.

On va assister à la naissance des géants de l’informatique comme Microsoft et Apple, puis les géants du Web comme Google et Yahoo.

La question était au départ de savoir comment faire bénéficier au monde entier cette technologie. Cependant, des imperfections se manifestent de part et d’autres : Virus, piratage, hucker …

Et l’arrivée par hasard de Facebook a bouleversé la ligne et a installé dans la société connectée plus de craintes aux utilisateurs eux même qu’à ces experts en informatique qui créaient les Virus, pirataient les appareils…

Les réseaux sociaux, donne encore plus de liberté que la liberté classique, allant jusqu’à faire de la cybercriminalité un business très fructueux pour les uns et les chantages et faux compte, un outil de propagande et de déstabilisation pour les autres. Néanmoins, comme le nom l’indique, les réseaux sociaux est un vaste réseau qui interconnecte des familles, des amis, des hommes et des femmes  presque gratuitement un peu partout dans le monde.

Certains vont plus loin en faisant de ce réseau un outil de travail et désormais leur gagne pain au quotidien.

Le danger est que le niveau de connaissance n’est pas la même partout dans le monde. La société traditionnelle était quand même organisée et plus structurée en accès aux informations et à l’interprétation de ces derniers. Aujourd’hui, tout le monde est journaliste, tout le monde est sociologue, voir hommes d’affaires et président dans les réseaux.

Les hommes se voient de moins en moins et s’éloignent de leurs familles et de leurs travail pour la simple raison qu’ils sont connectés. Les moins avisés tombent dans le piège de la popularité, l’escroquerie et des stars de réseaux sociaux.

Instangram, facebook, snapchat et j’en passe ne contrôle rien de ce que le public publie ou voit sur le réseau. Pourtant ils observent tous l’arrivé du danger mais ça leur arrange parce que cela augmente leur audience d’un côté et ce font plus d’argent par la monétisation de l’autre.

Encore une fois, nous assistons à une colonisation des peuples et de leur liberté par les génies qui se cachent dernières nos écrans. Reste à souhaiter voir un jour apparaître au même titre que les cours de droit de l’homme; des cours de justice pour juger ces arnaqueurs et propagandistes qui squattent les réseaux sociaux.

Azhar Bacar

Jeune Ambassadeur du World Summit Awards

 

L’homme est surement la plus haute et la plus complète des technologies.

Une science technique qui n’a jamais cessé d’évoluer en son sein malgré ses actes démesurés de son impulsion au détriment de son existence même.

Apres la deuxième guerre mondiale, le monde a connu la plus grande crise économique jamais connue dans l’histoire de l’humanité.

Le chômage avait atteint un niveau inimaginable, l’inégalité sociale avait explosé partout  dans les quatre coins du monde. En même temps que le monde en générale et l’Amérique en particulier cherchaient les voies et les moyens de lutter contre la crise dans tous les fronts : pénurie, gestion du temps et coût de la production ; il est apparu en l’espace d’un siècle la découverte et la mise en application de la technologie industrielle numérique.

On assistait à la naissance des machines, qui vont remplacer l’homme dans les tâches industrielles et ménagères.

La frustration s’installait au fil du temps dans la société, jusqu’à imaginer à un soulèvement de ses machines  contre l’homme en plus de perte d’emplois de plusieurs ouvriers.

Mais une chose est sûr, jamais l’homme ne pourra défier le créateur .Cela va de soi que les machines faites par l’homme ne pourront jamais le remplacer dans la vie courante. Seulement, l’homme est appelé à s’adapter à ses « outils » de tout niveau.

La preuve en est qu’aujourd’hui, il y a des gens qui travaillent dans leurs foyers. Ce qui réduit les risques d’accident pour aller au travail, mais aussi diminue les heures de travail au profit de l’humain pour avoir un peu plus de temps avec sa famille.

Grâce à internet, aujourd’hui, la mondialisation est plus qu’un rêve, mais une réalité qui a bouleversé la vie des hommes que les machines qu’ils utilisent pour s’interconnecter en permanence.

Comme tout outils de travail, il faut une formation, une adaptation et une prise en main de l’outil technologique à fin de l’utiliser pour un but bien précis.

L’intelligence artificiel restera toujours artificielle et sera au contrôle de celui qui l’a programmé.

Peut être, s’il y a des changements qui seront observés c’est que l’homme deviendra plus chef et ordonnateur de plus de machines que de son semblable. D’où l’homme s’approche de plus en plus de sa dignité et le respect de l’autrui.

Tout de même, la Question qui se pose est de savoir comment concilier technologie, liberté (démocratie) et sécurité ?

Azhar Bacar

Technicien en NTIC

Jeune Ambassadeur du World Summit Awards

Article apparue dans Inti-slam Magazine Numéro 14

LA MARCHE VERS L’INDÉPENDANCE

Aux Comores, les années 1960 ont été marquées par une résistance assez timide à la colonisation française. Les mouvements des indépendances africaines de cette époque avait largement influencé les comoriens particulièrement ceux qui étaient installés à Dar-Es-Salam.
Ceux-ci ont fondé en 1963 le MOLINACO (Mouvement de la Libération Nationale des Comores).Ils étaient les premiers à réclamer l’indépendance. Ceci nous laisse comprendre que la diaspora comorienne a toujours joué un rôle important dans l’histoire des Comores contrairement à ce que d’autres veulent nous faire comprendre. Toutefois, installé à l’extérieur du pays, le MOLINACO a parvenu difficilement à diffuser ses idées. Mais la création du PASOCO (Parti Socialiste des Comores) va finalement inciter une vraie prise de conscience du peuple comorien mais surtout à l’autodétermination. Ce qui a modifié le paysage politique comorien. Après avoir constaté l’autodétermination de la part des comoriens, la France a décidé d’organiser en décembre 1974 un référendum sur le changement de statut. Les comoriens ont opté, dans leur grande majorité (plus de 90% des suffrages exprimés), pour l’indépendance. A Mayotte, il y a eu cependant 8783 bulletins non contre 5110 bulletins oui. Ce qui a entraîné le détachement de cette île de l’archipel et la proclamation unilatérale de l’indépendance des Comores le 06 juillet 1975, par le Président du Conseil de gouvernement Ahmed Abdallah Abderemane. Il entre dans l’histoire des Comores comme le “père de l’indépendance “. Toutefois, déçu de la façon dont l’indépendance a été octroyée à l’archipel, des dissidents du PASOCO, du R.D.P.C avec le parti UMMA d’Ali soilihi le FNU (Front National Uni) sont créés en 1974 pour s’opposer au gouvernement Abdallah. C’est Ali soilihi, à la tête du FNU, qui a renversé Abdallah par un coup d état le 03 Août 1975, à peine un mois après la proclamation unilatérale de l’indépendance. Désormais, nous pouvons bien constater que malgré les efforts déployés par ces élites pour qu’un jour les Comores trouvent sa vraie indépendance , le pays continue à dépendre de l’extérieur dans presque tous les domaines. Alors pour traiter ce sujet, des questions méritent d’être posées: Qui bloque l’indépendance des Comores? Quel est le vrai sens d’une indépendance? En parlant des solutions à préconiser, le conflit ne peut-il pas être un moteur de changement?

QUI BLOQUE L’INDÉPENDANCE ?
Il est exacte que certains citoyens pensent jusqu’à nos jours que c’est la France qui bloque l’indépendance. Cependant, nous l’admettons volontairement qu’il est claire et avéré que le colonialisme a commis des crimes dans l’archipel, qu’il a facilité une déculturation dans son enceinte. Nous sommes mêmes d’accord que la France a favorisé un enseignement qui œuvre à la considération de sa culture. Mais, nous le disons à voix haute qu’il fallait savoir que l’archipel des Comores n’était pas le seul pays du monde à avoir subi la colonisation. Nous sommes le pire des pays qui après la décolonisation connaissent une dépendance totale dans tout le domaine. A cet égard, comment peut-on croire que nous sommes indépendants alors que nous dépendons de l’extérieur à tous nos produits mêmes les PPN ? A quoi sert une indépendance avec un chômage grandissant, un taux d’échec scolaire élevé, une inflation galopante et une économie vulnérable dominée par des intérêts néocolonialistes ?

LE SENS D’UNE INDEPENDANCE
Cela est connu et avéré qu’Ali Soilihi reste la personnalité emblématique de l’histoire révolutionnaire des Comores. Les discours prononcés par « Mongozi » sont des théories qui trouvent la pertinence non pas par son éloquence mais par rapport à la pratique qui demeurait durant son règne le facteur déterminant. Et comme nous le savons «les idées justes ne peuvent venir que de la pratique sociale ». On constate justement qu’actuellement aux Comores, les idées des dirigeants sont jugées comme telles par rapport à la pertinence des mots. Et pourtant, l’indicateur de mesure de la vérité d’un discours est uniquement la mise en pratique de celui-ci. Contrairement à nos dirigeants actuels, « Mongozi » a toujours nourri le rêve de construire une société autonome qui met en pratique le sens de l’indépendance. Et pour Ali soilihi, l’indépendance des Comores doit impérativement être une indépendance économique. Raison pour laquelle, après avoir pris le pouvoir il a toute suite mis en place une politique purement économique marquée par la décentralisation des activités agricoles et commerciales. D’où la construction des Mudiriyats, qui avaient comme objectif de décentraliser les activités commerciales dans toutes les localités.

CONFLIT COMME MOTEUR DU CHANGEMENT

Il convient de retenir que la prise de conscience est une exigence prioritaire pour le changement de l’archipel. Il est claire que personne ne viendra pas révolter à la place des comoriens. Pour ce, tout en préconisant une solution, notre réflexion va se baser sur une approche dynamique qui privilégie le conflit en tant que moteur du changement. Autrement dit, « les conflits ouvrent la voie aux transformations sociales, ils peuvent permettre surtout s’ils prennent une forme violente de renverser une situation ressentie comme injuste ». En d’autres termes, la politique scandaleuse des dirigeants comoriens qui met en péril le rêve d’un comorien, n’est pas un système figé, le peuple peut défaire ce système à l’issu d’un conflit ouvert pour l’instauration d’un modèle politique qui vise la bonne gouvernance. Il est certain que nos dirigeants profitent la naïveté du peuple comorien pour mener leur politique scandaleuse. A ce sens, l’approche dynamique du conflit peut être à la fois un signe de réveil au peuple et un refus à la politique scandaleuse. Notons que cette approche sera louable au peuple comorien, car nous avons vu récemment certaines réactions de la part du peuple comorien visant à dénoncer en huant les autorités politiques à leur présence. Nous en tirons la conclusion que la prise de conscience de la population comorienne fait son chemin. A vrai dire, ces huées sont normales puisqu’on n’a plus d’Etat, on a juste un « Etat voyou » dirigé par des groupes de gangs. Pour couronner le tout, il est de bon ton de dire qu’il est temps que les comoriens (hommes et femmes) se réunissent en foule pour dire « NON » à l’«Etat voyou ». Nous voulons insister sur l’évidence selon laquelle notre pays est ruiné uniquement par nos dirigeants. Ce sont eux qui bloquent l’indépendance et qui nous disent paradoxalement à chaque année de la fêtée.
“LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS “

Youssouf Alihamid

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